dans mon sac de rando… #1 la trousse de secours

Voilà quelques mois que je prépare ce sac « léger » et ce que je vais emmener comme produits d’hygiène, de soin et de nettoyage.

Quand on part en itinérance une dizaine de jours, il faut prévoir de quoi entretenir une hygiène de base avec un minimum d’eau, de quoi se soigner et de quoi faire la vaisselle, voire la lessive. Et quand on part en itinérance, on fait attention à 3 choses essentielles :

  • ne pas flinguer son dos et son endurance en ayant un sac léger,
  • ne pas utiliser de produits polluants ( si on prend plaisir à découvrir la nature sauvage, ce n’est pas pour y laisser nos traces),
  • ne pas alléger le sac au détriment de notre sécurité, la trousse de secours est un indispensable.

C’est donc par elle que je vais commencer cette série de 3 articles.

La base de la trousse de secours

Elle est essentielle, même si ce n’est pas pour vous, vous pouvez croiser d’autres randonneurs avec un souci et pouvoir les aider. Personnellement, c’est comme ça que la mienne s’est vidée et pourvu que ça continue dans ce sens ! Ma trousse de secours n’est pas ultra naturelle, j’y ai mis :

  • du désinfectant
  • des compresses stériles
  • pansements (dont pansement en spray), bandages, elasto, compeed,
  • couverture de survie,
  • pince à épiler, épingle à nourrice, (il me faudrait un tire-tique…) aspi-venin,
  • le petit livret de premiers secours ou le relire attentivement avant de partir, parce qu’on oublie bien trop vite les gestes qui sauvent,
  • purificateur d’eau
  • des médicaments de base évidemment (paracétamol, antidiarrhée et antinausée),
  • mais pas que… J’ai également prévu un peu de macérat huileux de calendula, deux huiles essentielles : lavande aspic et eucalyptus citronné, puis un baume à l’arnica.

Ma trousse à pharmacie n’est pas ultra light… mais je ne pars tranquille que si j’ai de quoi contrer tout désagrément éventuel. Poids total de la pharmacie : 810 grammes. Je n’ai pas pris les boîtes complètes, ni les flacons complets, mais juste mis ce dont j’avais besoin dans des flacons adaptés. Pensez à bien désinfecter vos flacons avant de transvaser.

L’huile de calendula

Le macérat huileux de calendula, appelé aussi huile de calendula, s’impose pour moi. J’ai une peau de rousse et même en me protégeant avec du tissu (casquette, foulard…) ou de la crème solaire, je ne suis jamais à l’abri d’un mauvais coup de soleil. Et si la Biafine faisait, auparavant, partie de mes bagages, j’y fais désormais une réaction allergique, il est donc hors de question de l’utiliser. L’année dernière j’ai eu la « chance » de tester l’huile de calendula sur un méchant coup de soleil (j’avais mis trop peu de crème solaire sur mes mains avant de partir faire le tour d’une île à vélo… douloureux…) et j’avais vraiment été surprise par son efficacité. Efficacité qui peut être amplifiée en y ajoutant quelques gouttes d’HE de lavande aspic.

L’huile essentielle de lavande aspic

Cette huile essentielle est vraiment l’ingrédient à avoir, car au-delà de mes coups de soleil, elle s’applique notamment sur les piqûres d’insectes (moustiques, guêpes…), il paraît aussi qu’elle est indiquée en cas de piqûre de scorpion ou morsure de vipère aspic, personnellement j’espère n’avoir jamais à tester (c’est une vraie hantise de randonneuse que de me faire mordre part un serpent).  Elle est aussi indiquée en cas de douleur musculaire ou de crampe, parfait pour un petit massage en fin de journée ! Cette huile essentielle peut s’utiliser directement sur la peau, en respectant un dosage d’une à deux gouttes, ou diluée dans une huile (ici notre huile de calendula). Attention, ne pas utiliser si vous êtes enceinte ou sur des enfants de moins de 8 ans.

L’huile essentielle d’eucalyptus citronné

J’ajoute à cette petite liste, l’huile essentielle d’eucalyptus citronné. C’est un anti-moustique, anti-douleur et anti-inflammatoire. Parfaite également pour un petit massage du soir qui, au passage, fera fuir les moustiques. Elle a tout pour plaire ! A utiliser diluée dans une huile, toujours notre huile de calendula… ou dans le baume à l’arnica. Attention, ne pas utiliser si vous êtes enceinte ou sur des enfants de moins de 8 ans.

Baume musculaire à base d’arnica

Je ne pouvais pas passer à côté de l’arnica, plante réputée pour réduire les hématomes et soulager les muscles après l’effort.  Autant dire, l’indispensable du sportif et du pratiquant d’art martiaux en particulier, histoire d’éviter de passer pour une femme battue… enfin, là n’est pas le sujet. Il est à mon avis impensable de partir sans quelque chose à base d’arnica, j’ai donc composé un baume tout simple. Je l’ai testé toute l’année après mes séances de sport et je l’adore !

A priori, j’aurai aussi pu choisir d’emporter uniquement de l’huile d’arnica qui pouvait servir également à calmer les coups de soleil, mais ne l’ayant pas testé, j’ai préféré partir avec l’huile de calendula et le baume.

Retour après la rando

Je dois avouer que je ne pensais pas autant utiliser mes produits naturels. Après une attaque de moustiques, un soleil redoutable et quelques douleurs musculaires, j’ai été plus que satisfaite de mes choix. La crème solaire n’a pas fait son boulot derrière les genoux et le mélange huile de calendula + lavande aspic a juste été miraculeux. Idem suite à l’attaque de moustiques, le mélange constitue un apaisant minute ultra efficace et a assuré une disparition des boutons rapidement. Le baume a également été efficace face à des sacs pas très bien répartis au début de la rando et qui, du coup, nous ont donnés quelques bleus : un passage de baume le soir et une douleur très largement diminuée le lendemain.

Je n’ai pas testé mon baume à l’arnica sur les coups de soleil. A tester quand l’occasion se présentera… peut-être que je pourrai alléger mon sac encore un peu.

Les ingrédients

  • Beurre de cacao : 14,5 gr
  • Huile végétale de sésame : 4,5 gr
  • Macérat huileux d'arnica : 10 gr
  • Extrait CO2 d'arnica : 8 gouttes
  • HE d'hélycrise italienne (dite immortelle) : 6 gouttes
  • Vitamine E : 2 gouttes

La préparation

Pour 30 grammes.

Faites d’abord fondre au bain marie le beurre de cacao qui est vraiment dur, puis ajoutez les deux autres huiles hors du bain marie.

Fouettez bien puis mettez au congélateur quelques minutes (environ 10 minutes) avant d’ajouter la vitamine E, l’huile essentielle et l’extrait de CO2 d’arnica. La préparation n’est pas encore totalement figée, fouettez à nouveau pour bien mélanger les derniers ingrédients, puis laisser reposer.

Conservation : 6 mois

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