Supprimer le coton de sa salle de bain

La production de coton est l’une des plus polluantes. Elle fait partie de ces productions qui utilisent le plus d’herbicides, de fongicides et d’insecticides(1), à cela s’ajoute le traitement lié au blanchiment des fibres, leur coloration… GreenPeace a mené plusieurs études à ce sujet : Dirty Laundry, Dirty Laundry 2 et Dirty Laundry reloaded. Il faut également savoir que les graines de coton utilisées sont de plus en plus des graines génétiquement modifiées(2). Bref, la production de coton impacte l’environnement et quand, en prime, on découvre qu’il faut en moyenne 10 000 litres d’eau pour produire 1kg de coton(3), ça donne envie d’éradiquer le coton de sa salle de bains et pas seulement…

Si supprimer complètement le coton est un peu compliqué, il est assez simple de le supprimer de sa salle de bains.

Supprimer les disques démaquillants en coton ou les lingettes jetables

demaquiller-sans-cotonL’alternative est simple : un gant ou des disques lavables. Personnellement, j’ai commencé à supprimer le coton quand j’ai découvert le lapiglove. Je ne suis pas certaine que le mien soit de cette marque (il est vert… et je ne sais plus quel était le nom de la marque), mais c’est, je trouve, le plus simple et le plus adapté pour vraiment se démaquiller. Au bout de 5 ans, il est toujours opérationnel !

Mais à l’époque impossible de supprimer mon coton. Comment appliquer une eau micellaire ou un hydrolat ? Pourtant, il y a plusieurs possibilités : couper des carrés/ronds dans de vieux vêtements ou draps ou en acheter. Plusieurs marques ont fait leur apparition sur le marché : Les tendances d’Emma, Lamazuna

J’ai testé les lingettes en bambou des Tendances d’Emma et je regrette un peu ce choix. Si j’ai fait le choix du bambou, c’est parce qu’il « pousse comme du chiendent ». Mais je le trouve plus absorbant que les autres matières. Aujourd’hui, je choisirai l’eucalyptus qui est particulièrement agréable.

Supprimer les cotons-tiges

oriculiSi si c’est possible ! C’est la marque Lamazuna qui a lancé l’oriculi en version métal ou bambou. Inspiré de ce qu’utilisent les chinois et japonais, ce petit instrument est juste génial. Adieu rupture de stock de cotons-tiges ! Et gros atout supplémentaire : contrairement aux cotons-tiges, il ne repousse pas le cérumen dans l’oreille ce qui évite les risques de créer des bouchons.  Par contre, il faut s’habituer à son usage car la sensation dans l’oreille est moins agréable qu’avec un coton-tige… mais c’est tellement pratique.

 

Sources

(1) L’utilisation des pesticides en agriculture et ses conséquences pour la santé publique, publié par l’OMS, 1991
(2) Biotechnologie alimentaire moderne, santé et développement : étude à partir d’exemples concrets, publié par l’OMS, 2005
(3) Voir les données publiées par le Water Footprint Network (EN)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *